LOUIS ET MADELEINE SERBAT

Louis Serbat (1875 -1953) Fils unique d’Émile Lasalle-Serbat et de Marie Garçon, il est issu de la bourgeoisie industrielle du Nord de la France. L’aisance financière de sa famille provient sans conteste du grand-père, Louis Lasalle-Serbat, chimiste, inventeur du « mastic Serbat ». Dès son enfance, Louis Serbat quitte la région du Nord pour le Béarn : « pour des raisons de santé et de goût », d’après Adrien Carlier, sa famille est amenée à résider à Pau où son père a une propriété. Il passe avec succès le concours de l’école des Chartes et sortira diplômé en tant qu’archiviste paléographe. Il mène dès lors, une vie d’érudit et de collectionneurs. Il devient alors un « amateur éclairé, qui ne collectionne pas pour amasser des raretés mais dans l’intention d’étudier chacune des pièces qu’il trouve, avec la ferveur d’un biologiste » (A. Carlier).

Il épouse en 1903 Madeleine Piscatory de Vaufreland  fille du vicomte Auguste, préfet des Basses-Pyrénées et de Lucie Martell.

Après la Seconde Guerre Mondiale, les Serbat seraient venus chercher apaisement et repos en Béarn. Le couple acquit le domaine en 1946, il s’installe tout d’abord dans les dépendances. À la mort de Louis, Madeleine s’installe dans le château avec ses domestiques. À sa mort, le leg du Domaine sera tout d’abord donné au Touring Club de France, pour être repris en 1981 par le Département des Pyrénées-Atlantiques.

Grands amateurs d’arts, ils ont réuni des objets datant essentiellement du Siècle des Lumières. Louis Serbat a en tête un projet d’ouverture au public, il crée dans chaque pièce une mise en scène particulière, une ambiance aristocratique ; La disposition des pièces ainsi que du mobilier provient de son imagination. Aucun objet n’est placé au hasard. C’est sa femme qui achèvera ce projet après son décès.

Les époux Serbats sont encore aujourd’hui, omniprésents dans l’histoire du domaine.